« Il m’a trompé avec cette pute, t’imagines? » Vous avez sûrement déjà entendu, voire prononcé cette phrase. Vous avez sûrement déjà consolé une amie en lui disant que « l’autre » était une pute, une salope, une sans-âme, ou que sais-je encore. Je ne vous jette pas la pierre, vous essayiez de consoler une amie. Mais penchons-nous deux minutes sur cette histoire « d’autre ».

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J’ai été « l’autre », la « salope ». Quatre fois. Pour quatre filles différentes. Je pense qu’à ce jour, elles ne sont pas au courant. J’ai fait l’amour à quatre garçons casés, en couple monogame et exclusif, cela va de soi. Pourquoi? Si je m’adonnais à la psychologie de comptoir, je dirais que c’est parce que je recherche en permanence les relations sans avenir afin de ne pas être déçue. Si je penchais du côté pessimiste de mon être je dirais que c’est parce que je suis la fille sur qui on fantasme mais avec qui on n’envisage pas de construire quelque chose de stable.

Je parie un bol de riz qu’à ce stade de mon article, vous m’avez déjà cataloguée. Vous avez une image bien précise de moi en tête. Je vais vous décevoir mais sachez que je ne déteste pas les femmes. Ni les hommes, d’ailleurs. Et ça ne me fait pas bander que mon amant soit en couple. Je ne les ai pas choisi pour ça. Ca m’est tombé dessus. Mais reprenons, si vous le voulez bien, depuis le début.

« Tous les mêmes, et y’en a marre »

C’est qui est étonnant, ce que dans l’imaginaire collectif, les autres sont toutes identiques, fonctionnent de la même manière : «Toutes les mêmes». En ce qui me concerne, mes histoires sont toutes les quatre différentes et ont chacune leur spécificité. La première fois, il s’agissait de mon fantasme de longue date. Un ami, à qui je n’ai jamais pu résister. J’ai culpabilisé le lendemain, quand je l’ai entendu l’appeler amour. Le deuxième, je ne me souviens même pas de son prénom. C’était un coup de cœur & de reins, au détour d’une journée morne. Son accent anglais m’a fait frétiller, je me suis laissée aller et j’en ai retiré beaucoup de plaisir. Avec le troisième garçon, notre « méfait » n’était que virtuel : des sextos, des échanges, des sous-entendus graveleux, des photos, des orgasmes synchronisés. Plusieurs fois. Pour moi, ça avait un goût de nouveauté, d’expérience, de danger. Il ne fallait pas laisser traîner les photos, il fallait effacer les conversations et surtout, ne jamais en reparler. Pas une seule fois je n’ai pensé à sa copine.

La quatrième fois est particulière, parce qu’elle s’est installée dans la durée. C’est comme cela qu’à commencé mon histoire avec Marcellin. L’alcool aidant, un soir d’hiver, nous avons fini la nuit d’une façon pas très catholique. Le lendemain, il m’a pitoyablement avoué être en couple. Ma première réaction à été de m’en foutre, royalement. Je m’en suis moi-même étonnée. Je me suis demandé si j’étais normale de penser cela, de ne pas être jalouse. Et puis, on a remit ça. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il répétait qu’il était stupide qu’il ne devait pas faire ça, mais qu’il était bien avec moi. Et puis, un jour il m’a dit qu’il l’avait quittée. Je n’en ai jamais su plus et je ne voulais pas savoir.

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Image du film « Les infidèles »

Pendant le temps où il jonglait entre nous deux, je n’ai jamais cherché à savoir qui elle était, si elle était plus belle que moi, plus intéressante, plus drôle. Je m’en foutais, elle n’existait pas. Tant qu’on n’en parlait pas, elle n’existait pas. Je gérais très bien la situation et ne ressentais aucune culpabilité. C’est plusieurs mois plus tard, le soir de mon anniversaire que j’ai ressenti le choc. Un ami très proche me parlait de sa meilleure amie qui s’était fait plaquée, quelques mois auparavant. Par un garçon ressemblant étrangement à Marcellin. C’est ce soir là que l’ami en question m’a montré une photo de cette fille, m’a dit son prénom, ce qu’elle faisait dans la vie. Et la culpabilité m’est tombée sur le coin de la gueule. Je m’en suis voulue. Mais pas longtemps. Quelques heures, peut-être. Le temps d’effacer son visage de ma mémoire.

« Cruella, Don Juan et la victime »

Il est maintenant temps pour moi de mettre fin aux rumeurs, aux clichés et aux jugements sur ces deuxièmes. Le désir, tout comme l’amour, ne se choisit pas. Il se subit : lorsque les deux partenaires sont consentants pourquoi devrait-on lutter contre ce désir? Se laisser aller à une envie réciproque est une des plus belles choses qui existent. Je n’ai pas choisi mes amants en fonction de leur statut amoureux. Je les ai choisis pour eux. Parce que j’avais envie d’eux, et qu’ils avaient envie de moi. Il faut arrêter de croire que dans ces relations, l’autre est la seule coupable. On parle ici de deux personnes adultes, consentantes et maîtresses de leurs actes. Des deux côtés : autant pour la personne en couple que pour l’autre. Il faut arrêter d’avoir l’image manichéenne de la maîtresse diabolique, du salaud et de la victime. Il faut arrêter les cases. Les sentiments présents dans ce genre de triangle sont tout sauf simples.

On entend régulièrement de la bouche de ceux n’ayant jamais connu cette situation qu’il « suffit de le quitter » qu’il « suffit de ne pas baiser » que « si ça m’arrivait, je résisterais ». Et ça me fait doucement rire. Ce serait comme dire à un fumeur « tu sais que c’est mauvais pour la santé, tu devrais arrêter ».

Avant, j’étais comme eux. Je disais que jamais Ô grand jamais je ne pourrais être l’autre et que que je ne pourrais pas tromper mon amoureux. Aujourd’hui, je relativise tout ça. Je me rends compte que tout cela est loin d’être aussi évident et limpide que dans nos idées. C’est bien beau de vouloir vivre selon des principes, c’est même admirable, mais il faut affronter la réalité et se rendre compte que le monde ne tourne pas toujours comme on le voudrait. Qu’il y a des à-coups, des bosses, des obstacles et qu’ils ne sont pas si facilement franchissables. Par exemple, à ce jour, je ne suis pas sûre de pouvoir être fidèle. Il y a un ou deux hommes dans ma vie pour qui je pense être capable de tromper n’importe qui.

Valkyrie, l’amie-sur-le-fil

Un autre cliché qu’il me faut absolument mettre à mal est celui de la maîtresse ayant pour but de briser un couple. Jamais je n’ai rencontré une personne dont c’était la motivation. Je ne pense pas que les Hommes soient mauvais par essence. Pour mieux éclairer cette partie de mon article, j’ai posé quelques questions à une amie, Valkyrie. Elle a vécu deux histoires en tant que l’autre. Je me suis concentrée sur la deuxième histoire, celle qui m’intéressait pour avoir une situation différente de la mienne. Valkyrie fréquente depuis quelques mois un garçon casé. Voici mes questions :

Comment ton histoire a-t-elle commencée?

« Il en pinçait visiblement pour moi, j’ai fini par en pincer pour lui. Ça a duré un petit moment comme ça, une jolie et douce parenthèse où il se chargeait d’occuper une grande partie de ma vie et de mon futur surtout. J’ai cru que c’était fait parce que tout portait à croire qu’il avait les mêmes intentions que moi. Et j’ai appris qu’il avait une copine, pas de sa bouche. La copine, je m’en fichais, c’est le mensonge que j’ai pas trop supporté : me faire miroiter monts et merveilles tout en sachant qu’il ne comptait rien donner derrière. Puis finalement, j’ai pardonné son mensonge parce que j’étais déjà clairement accro.

Et on a continué, jusqu’à aller beaucoup plus loin, quasiment une relation parallèle. Sauf qu’on ne l’a jamais clairement définie, d’où le « quasiment ». Alors je sais pas trop où me situer, parce que je suis plusieurs choses à la fois, enfin du moins, je le crois. Mais une chose est sûre, je ne suis pas son amoureuse, ni la première (l’officielle), ni la deuxième (l’amante), ni la 36ème si il y en a d’autres. Mais je suis plus qu’une parenthèse sexe, je suis une amie sur-le-fil, une amie bancale, une amie qui-arrange-bien. Une amie qui a toutes les qualités d’une amoureuse et d’une amante mais qu’on ne veut pas aimer. Je sais pas trop pourquoi, peut-être parce que cette relation lui semble idéale. Il à l’air d’apprécier en tout cas. »

Est-ce que tu penses parfois à elle? Est-ce que vous en parlez ?

« Je pense parfois à elle. Je pense surtout à eux en fait, j’aimerais connaître l’histoire de leur couple, ce qu’il a pensé d’elle la première fois, et elle, ce qu’elle pense de lui. J’aimerais qu’on décrive mutuellement le mec qu’on fréquente toutes les deux. Je ne sais pas pourquoi, j’aimerais comparer nos avis. Je me rappelle des trois uniques fois où on en a parlé. La première, parce que je l’ai obligé, vu que je venais d’apprendre son existence. On l’a simplement évoqué : « ta copine ». La deuxième, parce qu’il me parlait du magasin où il avait acheté son cadeau d’anniversaire. Et la troisième, parce qu’il était parti en vacances avec elle. Tout ce que je connais d’elle se limite à ça : « Ma copine », « Son cadeau d’anniversaire » et « nos vacances ». On n’en parle jamais. Jamais jamais jamais. Je ne saurais même pas quoi demander, aucune question ne me brûle les lèvres à son sujet.»

Est-ce que tu culpabilises? Pourquoi ?

« Dans les deux cas, je n’ai pas culpabilisé et je ne culpabilise toujours pas. Pour la première, je n’ai pas culpabilisé, parce que c’est pas mon problème, c’est le sien. Il a une copine, à lui de voir si il remplit l’accord qui existe entre eux. Moi je n’en ai pas connaissance et je n’ai rien signé. Je n’ai aucun accord entre lui, elle et moi. C’est entre lui et elle, et lui et moi.

Pour la deuxième, la raison est la même. Je ne ressens ni culpabilité ni peine. Parce que contrairement à la première, qui a été une tromperie renouvelée mais d’une durée éclair, je n’ai pas eu le temps, si j’avais voulu, d’avoir de la peine.

Là, dans cette deuxième histoire qui dure depuis un petit moment, je pourrai avoir de la peine. Objectivement, me dire que, putain, si elle savait. Que je n’aimerais pas être à sa place etc. C’est d’ailleurs la principale réaction quand je parle de cette histoire « Oh la pauvre ». Oui, certes c’est pas sympa, merci bien mais à quoi ça va me servir de la plaindre? Encore une fois, ce n’est pas un sentiment que je dois ressentir, c’est à lui de le ressentir, pas à moi. Si quelqu’un doit culpabiliser ou être peiné pour cette fille, c’est bien lui.

Je n’ai rien brisé. Moi j’étais juste la fille de l’ombre, j’en ai clairement conscience, ça n’empêche pas que j’en souffre, et ça n’empêche pas non plus que j’ai des moments down et où j’aimerais qu’on me plaigne, qu’on me rassure. Même si je sais, de base, que je me suis foutue dans une situation de merde. A qui ça viendrait à l’idée de dire « HAHA tu l’as bien cherché» à quelqu’un qui a glissé d’une falaise? »

Que voudrais-tu dire à ceux qui te jugent, pour ça ?

« Qu’il faut arrêter de juger, tout simplement. Est-ce que ces personnes qui jugent aussi facilement ont résisté à leur copain/copine? Et si il/elle avait eu un(e) copain/copine, est-ce que l’attirance serait partie de manière magique? Non.

Ils se trompent de cible. Les deuxièmes peuvent aussi souffrir, et pourtant, elles n’ont rien cherché, contrairement à ce que la Brigade des Grands Inquisiteurs de la Morale pousse à nous faire croire. Mais elles peuvent aussi très bien le vivre et y trouver leur compte. Qu’on nous laisse libres, c’est tout.

Il ne me viendrait pas à l’idée de mépriser les filles cocues parce que soit disant elles ne se rendent compte de rien, qu’elles ne rendent pas leur mec heureux dans certains cas ou parce qu’elles sont les pires chieuses de la Terre. Pourtant, à moi, on fait le raccourci. Manquer de respect est un acte tellement violent. Je ne demande pas qu’on cautionne, je demande juste qu’on respecte. Parce que c’est pas moi qui suis irrespectueuse, c’est bien celui ou celle qui a trompé. C’est lui ou elle qui a tout détruit. Chacun est libre. Je ne vole rien à personne parce qu’on est la propriété de personne, si ce n’est de soi-même. »

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source : someecards.com

« J’espère qu’un jour ça t’arrivera »

J’ai souvent lu et entendu ces réflexions que Valkyrie supporte à longueur de journée : on ne « mérite pas le respect », c’est normal si « on ne nous aime pas », il faudrait qu’un jour « ce soit nous dans la situation inverse ». Peut-être vous-même avez-vous déjà pensé ou prononcé ces phrases.

Essayez de vous mettre à la place de la personne à qui vous dites cela. Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais ces paroles sont d’une extrême violence. Vous retirez le droit au respect à quelqu’un que vous ne connaissez ni d’Eve ni d’Adam parce qu’elle n’agit pas selon vos lois, vos valeurs et votre façon de vivre. Ces deuxièmes sont tout aussi humains et dignes de respects que n’importe quelle autre personne.

C’est là que se situe le grand problème : rejeter ceux qui n’ont pas la même vision et les mêmes expériences amoureuses/sexuelles que nous. Il suffit de voir le déferlement de haine sur chaque article traitant d’infidélité, de liberté sexuelle, de libertinage, de relation libre. Il suffit de voir les regards inquisiteurs et bourrés de mépris lorsqu’on dit qu’on est la deuxième, ou qu’on vit une relation ouverte. Il suffirait que chacun accepte que le monde est fait de diversité, que chacun vit sa sexualité différemment de son voisin et que ni l’un ni l’autre n’est mieux ou moins bien. C’est facile à dire, je sais. Il paraîtrait que je sois utopique.

Je comprends et j’accepte tout à fait que chacun ait ses propres valeurs, c’est même plutôt normal. Là où ça bloque c’est à partir du moment où chacun cherche à imposer sa morale aux autres. On ne peut pas forcer les autres à penser comme nous, à ressentir comme nous et à vivre comme nous.

Ne vous méprenez cependant pas. Je ne prône pas l’infidélité, mot que je trouve d’ailleurs assez laid. Je ne suis pas fière de mes actes, je ne les revendique pas. Mais je ne les dissimule pas non plus et je n’en ai pas honte, ils font partie de moi et je n’accepte pas d’être jugée sur base de ces actes seuls.

Alors, la prochaine fois que vous tombez sur une autre, ne pas la jugez à l’emporte pièce. Si elle (ou il, ne soyons pas sectaires) veut en parler, poser lui les bonnes questions. Dites-vous que vous êtes face à un être humain, avec des sentiments, des peurs et des envies. Exactement comme vous.

Et vraiment, arrêtez les cases.

13 réponses à De l’autre côté de l’infidélité

  • C’est un très bel article, mais une chose me chagrine. La fidélité, ce n’est pour moi pas l’exclusivité. La fidélité, c’est un engagement moral et très personnel envers une autre personne, qui n’est pas forcément un contrat réciproque et qui en plus ne s’applique qu’aux sentiments et aux émotions. L’exclusivité, c’est une règle et il me parait tout à fait possible de rester fidèle, donc moralement engagé, tout en enfreignant une ou plusieurs règles, qui ne peuvent elles régir que les actes et non les sentiments.

    Bon d’accord, en pratique, c’est un peu plus difficile que la théorie (peut-être tout simplement car la notion de fidélité est propre à chacun et non bâtie sur son absolue réciprocité). Du coup, qu’est-ce qui lie le fait de batifoler régulièrement ou non, et le fait d’être fidèle ? On peut aimer une personne, avoir la curiosité d’en connaître intimement une autre et se sentir particulièrement fidèle en même temps. Du moins, moi je le vie comme ça. Si je vais voir ailleurs, c’est toujours en respectant mes propres valeurs et mon propre engagement envers mon copain : c’est donc sans cachotteries, sans mensonges et surtout en lui faisant bien comprendre qu’il a toujours tout mon amour. Bref, deux concepts qui ne sont pas liés pour moi, histoire de revenir sur le fait que le « vilain pas beau », c’est celui qui est en couple et qui va voir ailleurs (du moins c’est mon ressenti suite au témoignage). Bah pour moi, y’a pas de vilain tout court.

    Pour revenir sur le sujet principal, l’autre, je l’ai été aussi (bon une seule fois, j’ai largement plus collectionné les « autres »). Mais je ne me suis posé aucune question et je n’ai pas considéré mon partenaire en couple comme infidèle non plus. Ses motivations, je les ai connues, mais ça ne me donnait aucune indication sur son engagement vis-à-vis son couple. Je n’ai jamais rien su de son couple et j’en ai rien à faire. Je ne me suis jamais senti coupable car je ne suis coupable de rien. Je n’ai jamais fait de mal à personne et mon partenaire non plus au fond, si ce n’est à lui même. Mais je ne le saurais jamais, car je ne pourrais jamais connaitre son positionnement sur la question (et pour être honnête, j’ai perdu le contact).

    Je pense qu’au fond, y’a pas vraiment d’infidélité comme on l’entend. Ce qui fait mal, c’est le fait de mentir, de masquer, de cacher, de taire et en réalité quand on le fait, on ne respecte plus personne, ni le deuxième, ni le conjoint d’origine, ni même soi-même. Et c’est surement le plus difficile à comprendre, d’où les croyances populaires, les clichés et les jugements.

  • Merci pour ton commentaire.

    En effet j’aurais peut être du préciser ma définition de l’infidélité. C’est justement pour cela que je dis ne pas aimer ce mot. Dans le sens ou les deux partenaires sont au courant, qu’il n’y a pas mensonge ou cachotteries, pour moi ce n’est pas de « l’infidélité » c’est respecter un accord entre deux personnes. Je voulais traiter du sujet ou il y a mensonges, et secrets justement. Parce qu’il me semble que c’est généralement dans ce cas que les « deuxièmes » sont jugées sévèrement. Dans le cas d’un accord transparent, comme c’était ton cas si j’ai bien compris, pour moi il n’y a ni trahison ni infidélité. Avec des guillemets.

    Je ferai un erratum pour préciser cela :)

    • En réalité, mon post se faisait surtout en réaction par rapport au témoignage de ton amie. Et je pense que l’article traite bien son sujet car cette définition de l’infidélité, ce n’est certes pas la mienne, mais c’est celle du commun des mortels.
      Alors, oui dans mon couple actuel, les choses sont très transparentes, même si au début, j’ai eu du mal à faire valoir mon point de vue. Cependant, dans la deuxième partie de mon message, en tant qu’autre, je ne pourrais pas te dire si pour cette personne, la transparence était de mise. J’ai peut-être été durement jugé, mais ça ne m’atteint. Moi, je n’ai rien à me reprocher, ni en tant qu’autre, ni en tant que « trompeur » (même si ça trompe personne). Et je pense que c’est assez important d’insister sur cet aspect, car on sent dans l’article une certaine gêne à ce propos (malgré le fait que tu insiste sur le respect que l’on doit aux deuxièmes), comme si quelque part, il devait y avoir un coupable.

      • En effet, il est possible qu’une gêne subsiste. Justement parce que la façon de juger ces personnes est très agressive je trouve. Et j’ai beau prôner le respect et y croire, autour de moi je constate que c’est très loin d’être le cas. C’est pour ça que j’ai voulu évoquer deux situations différentes : la mienne et celle de mon amie. Je n’ai pas voulu faire une généralité de toutes ces relations. Loin de moi cette idée. Mais juste de prouver qu’il n’y a pas deux catégories de personnes : les « trompeuses » et les autres.

        Il est tout à fait possible, qu’inconsciemment je me sente coupable. Je crois même que c’est certain : je me suis sentie coupable. Mais c’est justement cette culpabilité qui m’a fait me questionner sur le pourquoi du comment. Et j’espère que cet article touchera des gens qui sont dans cette situation et que ça les aidera à réaliser qu’il n’y a pas de honte à avoir, qu’ils n’ont pas forcément fait les mauvais choix et surtout que ça ne fait pas d’eux de mauvaises personnes.

        Je crois que pour les gens pensant déjà comme toi (et moi) à la base, mon article n’est peut-être pas très révélateur ou assez poussé, mais je voulais vraiment me concentrer sur ces filles/mecs que je rencontre assez régulièrement et qui se sentent rabaissés par cette situation.

        En tout cas, merci pour tes commentaires, ça m’aide à voir les choses autrement pour mes prochains articles ;)

  • Pardon, erreur de manip’ !
    Qu’on charge comme ça « l’autre » m’a toujours paru injuste. Il y a peu, on m’a parlé d’une fille qui a couché avec un type en couple depuis 4 ans, type qui le lendemain a foutu sa copine à la porte pour installer « l’autre » chez lui. Tout le monde est tombée sur la « briseuse du couple », sans un mot pour son compagnon.
    Sinon, puisque c’est le sujet, je n’aime pas l’infidélité. Il me semble que lorsqu’on s’est engagés dans une relation monogame exclusive, qu’on sait que l’autre accorde de l’importance à l’exclusivité sexuelle pour X ou X raisons, il y a de l’irrespect à aller voir ailleurs, surtout lorsqu’il s’agit d’une relation parallèle « suivie ». Rien n’est jamais si simple, disons que c’est mon idée de base.
    Est-ce que « l’autre » doit se sentir concernée ? Je pense que je ne me sentirais pas très à l’aise dans une histoire de ce genre, même s’il n’y a aucun lien entre la copine du mec et moi, puisque j’aurais l’impression de participer à quelque chose que je réprouve par ailleurs. Le détachement dont vous arrivez à faire preuve m’impressionne, quelque part. Mais effectivement, tout dépend de la façon dont on voit les choses.

    Comme on dit, entre la théorie et la pratique, il y a toutes une palette de nuances.

    • « Il me semble que lorsqu’on s’est engagés dans une relation monogame exclusive, qu’on sait que l’autre accorde de l’importance à l’exclusivité sexuelle pour X ou X raisons, il y a de l’irrespect à aller voir ailleurs, surtout lorsqu’il s’agit d’une relation parallèle « suivie » »

      Justement, tu mets le doigt sur ce que mon amie essayait d’expliquer dans son témoignage : la personne qui « trahit » ou qui est « en cause » est bien celle qui est déjà en couple (monogame et exclusif, évidemment), pas l’autre. Or, régulièrement, on a tendance à mettre tout ce joli monde dans le même panier. Et ça, je suis très loin de cautionner.

      Ce détachement dont tu parles est encore assez loin, je pense. Je ne peux pas parler au nom de mon amie, mais je sais qu’elle souffre de cette situation. Mais qu’elle n’a « pas vraiment le choix » étant donné qu’elle tient beaucoup à ce garçon. Les sentiments et les enjeux sont assez délicats dans ce genre d’histoire. Pour ma part, je dois dire que froidement, effectivement, j’étais très détachée parce que je n’avais aucun sentiment pour ce garçon, que c’était une relation purement sexuelle, que je n’en attendais pas plus et que par la force des choses, je n’avais que faire qu’il ait une copine, ou qu’il baise ailleurs. Mais je ne me l’explique pas. Avant, j’étais persuadée de ne jamais pouvoir penser ça.

      Et c’est justement ça que j’essaie de défendre : il faut éviter ces jugements hâtifs, on ne sait vraiment jamais comment on réagirait. Je comprends tout à fait les gens disant « JAMAIS ça ne m’arrivera, JAMAIS ». Je suis sûre qu’ils le pensent. Vraiment. Mais je reste persuadée que ça peut arriver à tout le monde, qu’on doit relativiser sur le moment, réfléchir aux conséquences, à ses envies. Mais que personne n’est vraiment « coupable » ou « cruelle » de faire cela.

      J’espère être claire :)

  • Je suis en couple deux fois… deux vies parallèles qui me conviennent très bien, une en Afrique et une en Europe. Mes deux « conjoints » l’ignorent et sont heureux et amoureux. Malheureusement, je sais que le jour ou l’un l’apprendra, ce sera la fin car j’imagine mal qu’ils aient assez de liberté l’un et l’autre que pour se foutre de la morale… Maintenant, est-ce de l’infidélité ? Moi, en tout cas, je ne me sens pas du tout infidèle, je les aime tous les deux….

  • :grin: fidele ,infidele…,? personne n’appartient a personne

  • ‘ai deja été et l’amant et le cocu,et sans vouloir entrer dans le triagle de karpman,je pense que nous étriqu&s dans notre carcan judéochretien, on nous a abreuver des principes de moralité qui font office d ‘oeilléres ! si ,dans notre société occidentale (rt pire méditéranienne) nous arrivions a séparer la morale de nos pulsions physiques , que de grands et intenses moments de bonheur pourrions nous vivre!!
    il y des cultures (que nous taxons de primitives) qui ont depuis longtemps ,fait la part des choses et differencient le sexe et l’AMOUR !!

    • si le sexe et l’Amour étaient deux énergies cela formeraient une synergie, c’est plutôt pas mal ! l’esprit et le corps dans un mouvement harmonieux, donc je crois en la fidélité, c’est un bon objectif pour construire une vie de couple et quelque foi un sacrifice . Mais personne n’est parfait, heureusement d’ailleur, je suis sur ce site par « une infidélité » d’une période de ma vie, au passage ce site à une approche coquine et réaliste de notre intimité, je reviens à mon intervention. Il n’y a vraiment pas de hasard , je recherchais sur le web une rencontre de 19 ans en arrière, un Amant, une merveilleuse aventure qui m’adonné aussi beaucoup de culpabilité …et autres(package de l’infidélité) Et aujourd’hui je lui répond a

  • Jusqu’à présent je n’ai été en couple qu’une fois (non, le couple ce n’est pas mon truc), et même si j’ai couché avec d’autres mecs que mon ex, à mes yeux je n’ai pas été infidèle, car ç’a toujours été des rapports sexuels, il n’y avait pas de sentiments amoureux ou s’en approchant entre ces mecs et moi. La plupart étaient des potes qui savaient que j’étais en couple, et ils s’en foutaient. Et tant mieux, car c’était mon problème, pas le leur. De plus, mon ex connaissait mon point de vue sur le sujet, savait que pour moi sexe et sentiments sont deux choses différentes, et il ne me disait rien, tant qu’il n’était pas au courant.

    Quand je suis de l’autre côté, la nana avec qui on trompe sa copine, je pars du même principe : ce n’est pas mon problème, c’est celui du mec, qu’il voit sa avec sa conscience et sa copine, mais ça ne me concerne pas. Par contre, si je commence à avoir des sentiments non partagés, c’est aussi mon problème, à moi de me démerder avec ça, car j’ai le sentiment d’avoir rompu le « contrat » qu’on avait (puisque la grande majorité des fois je sais qu’ils sont en couple avant de coucher avec et avant que ça devienne régulier).

  • Etant un mec dont la femme est partis avec l’amant, je suis pas trop d’accord avec l’article, bien que je blame plus la femme que l’amant bien sur. Apres je pense que le sexe pour le sexe, beaucoup de gens peuvent comprendre, t’aime ton mec/ta nana , ta été voir a coté mais c’est purement sexuel, je pense que ca peut se pardonner, voir même c’est compréhensible. le probleme c’est que bien souvent sexe a coté = rapprochement avec quelqu’un d’autre que ton conjoint = sentiment amoureux pour quelqu’un d’autre que ton conjoint = soit t’es assez mature et forte pour aimer deux personne mais bon t’en trahis quand même une qu’a pas signé pour une relation polygame et tu sais que si il l’apprend il va souffrir SOIT et c’est malheureusement aussi ce qui arrive souvent, le fait d’avoir un amant t’eloigne progressivement de ton conjoint et tu finis par le quitter donc il souffre. Je pense que c’est pour ca que les gens aime pas la tromperie en plus de l’éducation judeo chretienne et des film hollywoodiens… c’est juste que bien souvent la tromperie bah tout simplement ca fait super mal ^^

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