La jalousie, ou ce sentiment presque reconnu d’utilité publique (mais qu’est un peu pourri, quand même)

 

 

« La jalousie, la plus belle preuve d’amour » (KaiylaaAa, 12 Aans, bestah sistahchtaimebbey’), « La jalousie est une excellente police » (Anne Barratin; Pensées in Œuvres posthumes – 1920. ).

Combien de fois j’ai entendu ce genre de phrase. On me dit ici qu’un peu de jalousie n’a jamais tué personne, là que si je ne suis pas jalouse c’est que je n’aime pas vraiment…

Tous ces gens partent du principe qu’en fait, il n’existe qu’une seule forme d’amour. Mais n’est-ce-donc pas une complète négation de l’existence de MON amour ? Ou de celui de ce « trouple » (oui, ou trio amoureux quoi) qui ne vit pas loin ? Ou encore de celui de ces 2 amoureux qui ne cohabitent pas même après 20 ans ensemble ?

                                                                                                            1    Tant d’ignorance me remue le brushing

Laissez moi vous avouer quelque chose. Qui me paraît être le plus grand secret de l’Humanité toute entière.

Oui, je suis mariée. Oui je suis maman. Et oui, j’aime me faire baiser par d’autres que mon Choubidou (j’ai envie de faire dans le gentilmignon niveau surnom), et j’aime savoir qu’il en fait de même de son côté. Et oui, je l’aime plus que toooooooooouuut au moooooooonde (Oh, Pascal <3 ).

Alors attention, je ne dis pas que tout le monde devrait vivre ainsi, qu’il n’y a pas eu de petits couacs au début, tout ça. Mais je veux juste qu’on cesse de me regarder comme une bête de foire lorsque, en soirée, si on me dit « Choubidou est en train de danser collé-serré avec Machine, fais attention », je réponds « Han, et tu penses qu’il y a moyen pour lui ou pas ?? » en toute honnêteté (parce que j’aime quand il trouve quelqu’un qui lui plaît physiquement, oui oui)

 

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  Cette femelle est bien trop ouverte, c’est effrayant

J’aimerais également pouvoir en faire de même de mon côté sans que ces mêmes personnes courent prévenir Choubidou que Choubidette (c’est moi, du coup) est en train de faire sa salope avec Bidule (jamais de demi-mesure quand il s’agit d’une personne équipée d’un vagin et pas d’un pénis, voyons).

Non, la jalousie je ne connais pas. Quand Il trouve quelqu’un, je suis heureuse pour lui. La réciproque est vraie également. Je ne le considère pas comme m’appartenant, je n’ai donc absolument aucun droit de lui interdire quelque chose. La jalousie n’est du coup pas de mise chez nous, puisqu’on ne part pas du principe que l’Autre nous doit quelque chose.

 

On s’aime, mais autrement.

 

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 Ah, l’amour, les cœurs et les paillettes…so fast

« Oui, mais dans la pratique, ça se passe comment ? » Me demanderez-vous d’un air circonspect.
C’est simple. On en parle pas forcément, pas de compte rendu lorsqu’on va voir quelqu’un, rien de tout ça.
En fait on part du principe que sortir pour aller manger un morceau ou pour aller baiser, c’est pareil. Du coup, si pas besoin de faire un résumé d’un dîner, pourquoi le faire pour une partie de jambes en l’air ? Bon, évidemment, s’il se passe quelque chose qui mérite d’être dit, on le fait (les fails, les trucs trop cool qu’on a découvert, tout ça). Mais autrement, on en voit pas l’intérêt.

Dans l’organisation, ça n’en demande pas plus que pour sortir voir des amis. En fait d’ailleurs, on ne sort jamais vraiment avec pour intention formelle d’avoir un rapport, vous voyez ? Si ça arrive c’est cool, si ça n’arrive pas c’est tant mieux aussi :)

D’autant que bon, on est plus un simple couple d’amoureux « lambda », puisque nous sommes aussi des parents désormais. Ca a pas mal ralenti nos sorties d’ailleurs, mais comme on est beaucoup entouré au niveau familial notre enfant est souvent (une fois par mois environ) parti en vadrouille ici et là. Parfois on en profite pour se retrouver entre nous, et parfois on a besoin d’air et de sortir tout seul.

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Et oui Nicky, tu peux refermer ta bouche. Au final, nous sommes un couple comme les autres…. avec quelques extras ;)

2 réponses à La jalousie, le libertinage, et le choubidou.

  • Je n’ai jamais osé te le dire, mais «  » »j’admire » » » beaucoup qui tu es et ta relation aussi (oui c’est bizarre dit comme ça…), enfin toutes les autres dans le même genre aussi, ne soyons pas sectaires :grin: Parce que je suis une grande jalouse de nature mais que j’essaye de me soigner petit à petit, d’ailleurs, même si je me contredis totalement j’ai déjà envisagé d’être un peu libertine (mais j’ai seize ans, alors voilà)(quelle bonne blague) étant donné que je suis dans une relation à distance ça pourrait être plus simple, mais je ne sais pas, j’hésite, j’ai peur que si je décide de le faire et qu’il accepte, je sois encore plus jalouse qu’avant :neutral:

    Bref, je raconte beaucoup ma vie, pardon! Mais j’aime tellement les articles sur ce blog que voilà :D

  • Votre article est intéressant, mais il n’évoque pas une des bases même de la jalousie, qui n’est pas un sentiment de propriété de l’autre se résumant à son corps. La jalousie est un sentiment d’insécurité que nous éprouvons face à la peur de perdre l’amour de l’autre, la jalousie est la peur de perdre les sentiments de l’être aimé durant ces bons petits repas/extras qu’il/elle s’accorde, car on ne maîtrise pas le pouvoir de séduction de l’autre, les émotions qu’il/elle éprouvera durant un baiser, un regard, un moment de sexe torride.
    J’ai 40 ans, 10 ans de libertinage et de triolisme derrière moi, une grande volonté, mais également de grande souffrance entre le paysage libertaire très flatteur que nous renvoie ce type de relation, et la réalité de ses émotions, quand à 7h du matin vous attendez l’autre devant un café, alors qu’il/elle vous avez dit qu’il/elle rentrerai à 2-3h du matin.
    Les codes, les règles, les protections… qui entoure se type de relation démontre que c’est extrêmement complexe. Non, la jalousie ne se résume pas à un instinct de propriété du corps de l’autre, mais plutôt à un instinct fondamental et animal : la peur de perdre l’être aimé
    Je terminerai cette non leçon par cette phrase d’un poète que j’admire, lui aussi très libertaire et grand observateur du monde animal, et qui a écrit une pièce de théatre mettant en scène un trio amoureur :
    « Il n’y a rien qui soit plus menaçant que le bonheur, et chaque baiser qu’on donne peut éveiller un ennemi. »
    de Maurice Maeterlinck
    merci pour votre blog
    Lisa

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